Les Phares de ma Bretagne…

 

Classification des phares :

Les phares sont classés selon plusieurs critères, notamment leur intérêt pour les navigateurs, leur portée, leur éclairage ou encore leur domaine.


Selon leur utilité pour la navigation

♦ Les phares de « grand atterrissage » marquent les tournants des routes de navigation (exemples : Créac’h, à Ouessant et Bishop Rock, à l’entrée de la Manche ; Gris-Nez dans le pas de Calais et Kélibia, en Tunisie) ;

♦ Les phares et feux d’« atterrissage secondaire » ou de « jalonnement » des côtes qui précisent le tracé d’une route très fréquentée ;

♦ Les phares et feux d’« entrée de port » balisent les estuaires et les ports.


Selon leur portée

♦ Les phares de « premier ordre » (60 km de portée) sont ceux de pleine mer ou d’atterrissage (feux d’approche d’une côte) ;

♦ Les phares de « second ordre » (40 km) indiquent les chenaux d’accès à la côte ;

♦ Les phares de « troisième ordre » (28 km) signalent l’entrée des ports.


Selon leur éclairage

♦ Les phares dits « feux à secteurs » présentant différentes couleurs sur tout l’horizon (généralement blanc pour une navigation saine, selon qu’on se trouve d’un côté ou de l’autre du secteur blanc, mais ce n’est pas une norme) se distinguent des phares qui présentent une seule couleur.

♦ Les phares dits « feux de direction » éclairant un secteur étroit (exemple : le phare de Trézien, au nord-ouest de Brest), avec le cas particulier des phares dits « feux d’alignement » qui, ensemble, indiquent en outre un axe (exemple : l’alignement de feux permettant l’accès au port du Havre), se distinguent des phares qui éclairent sur une grande partie de l’horizon.


Selon l’intérêt pour les gardiens de phare

En fonction de la dureté des conditions de vie à l’intérieur, les gardiens de phare français désignaient les phares selon trois appellations :

♦ Les paradis, phares situés à terre.
Il s’agit d’un phare construit sur la côte, ou dans un estuaire, parfois à proximité d’un village. Pas de difficulté pour y vivre, le plus souvent en famille. Seule contrainte, commune à tous les phares, gravir les nombreuses marches pour accéder à la lanterne. Et qui plus est, une petite pièce en plus glissée dans la main lorsque le touriste est ainsi amené à profiter de ce superbe point de vue.

♦ Les purgatoires, phares situés sur des îles.
Le phare est alors construit sur une île, plus ou moins éloignée du continent. Mais si la solitude existe, il y a moyen de se rendre régulièrement sur terre pour y retrouver ses congénères et faire quelques emplettes.

♦ Les enfers, phares isolés en mer, qui impliquent en plus des relèves dangereuses.
Il s’agit là d’un phare placé sur une île beaucoup plus lointaine, voire en pleine mer sans île autour. Le gardien est isolé pour plusieurs semaines, voire plus que ce qui est prévu lorsque les éléments se déchaînent. En 1922, les trois gardiens du phare d’Ar-Men sont restés 89 jours sans être ravitaillés…


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Chiffres clés (Culture Nautique)

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